Les droits de l’homme, objet privilégié du photojournalisme

Dans un monde où les images circulent plus vite que jamais, le photojournalisme prend une importance nouvelle. L’intérêt renouvelé pour les grands reportages se matérialise à travers plusieurs expositions dédiées à ces enquêtes iconographiques mêlant voyages, portraits et droits fondamentaux. Zoom sur trois rencontres photographiques à ne pas manquer à Amsterdam, Arles et Grenoble.

World Press Photo : construire le futur du photojournalisme

En 1955, un groupe de jeunes photographes néerlandais organisaient pour la première fois un grand concours dans le but de faire connaître leur travail à l’international et d’échanger autour des meilleures pratiques de leur domaine. Cette compétition annuelle est depuis devenue l’une des plus grandes rencontres du photojournalisme et du storytelling visuel et digital. Initialement exposés à Amsterdam, les clichés du World Press Photo voyagent désormais chaque année dans 100 villes et 45 pays, donnant une portée résolument internationale à cet événement.

Pour les organisateurs du World Press Photo, l’objectif est double : rappeler l’importance fondamentale des libertés d’expression, d’opinion et de la presse tout en favorisant l’émergence de nouvelles formes créatives et narratives dans le champ de la photographie. Ces ambitions se concrétisent par de nombreuses activités éducatives menées en parallèles du concours et des expositions.

 

Mois de la Photo : s’ouvrir aux quartiers du monde

Organisé et produit par La Maison de l’Image, le Mois de la Photo grenoblois met régulièrement à l’honneur des journalistes et reporters français, voire locaux. Cette année, le thème choisi, « Quartiers du monde », invitait les visiteurs à traverser les villes du globe et plaçait les citadins au coeur du festival.

Au sein de l’Ancien Musée de Peinture, le photographe Peter Bauza présentait Copacabana Palace, une série racontant l’histoire des habitants de 6 immeubles abandonnés de la banlieue de Rio. Tout aussi glaçant que touchant, le témoignage des ces 300 familles fait écho aux milliers de Brésiliens qui survivent aujourd’hui dans les périphéries des villes dans des conditions plus que précaires.

Alors que le pays traverse l’une de ses plus sévères crises économiques et politiques, les dirigeants préfèrent dépenser des milliards en infrastructures pour un événement sportif mondial plutôt que de s’assurer que les droits de l’Homme soient respectés.

La Maison de l’Image

Les Rencontres de la Photographie : désordres du monde

Depuis bientôt 50 ans, les Rencontres d’Arles proposent chaque été 40 expositions qui visent à transmettre le patrimoine mondial de la photographie. Sous la thématique « désordres du Monde », plusieurs artistes présentent régulièrement leurs reportages photographiques, à cheval entre la sociologie, l’investigation et l’art.

En 2017, le photographe Mathieu Asselin y présentait Monsanto, une enquête photographique. En parcourant les sites pollués par le géant Monsanto et en rencontrant les communautés profondément affectées par les pratiques de la multinationale, Mathieu Asseline rappelle avec force que des droits écologiques inaliénable doivent exister, et que le principe de responsabilité doit constituer la colonne vertébrale de nos institutions politiques.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s